2025/11/18 by Taghzouti, Hamza, Taghzouti, Abdellatif
paper · doi:10.48398/imist.prsm/jemed-v8i2.61085
Dans un contexte d'organisations hybrides, l’étude de l'impact des mécanismes de gouvernance sur la performance organisationnelle reste centrale. En mobilisant la théorie de l’enracinement (Shleifer & Vishny, 1989 ; Charreaux, 1997) ainsi que l’approche de la gouvernance comportementale (Depoers et al., 2020 ; Ammari & Khlif, 2023), cette étude analyse les retombées de l’enracinement managérial , du contrôle stratégique et de l’autonomie décisionnelle sur la performance des hypo-groupes marocains. En adoptant une démarche hypothético-déductive, l’analyse repose sur les données collectées via une enquête par questionnaires administrés auprès de 246 responsables de filiales marocaines. Les résultats révèlent que l’enracinement managérial nuit à la performance, tandis que le contrôle stratégique a un effet positif. Paradoxalement, l’autonomie décisionnelle non encadrée détériore la performance. Cette recherche met en évidence les tensions des modèles de gouvernance hybride et souligne la nécessité d’équilibrer pouvoir managérial, contrôle stratégique et autonomie locale pour garantir la performance organisationnelle des hypo-groupes marocains. Elle recommande la mise en place de mécanismes de gouvernance intégrative pour limiter les dérives