2021/12/13 by Olivier , Florence
paper · doi:10.21409/c5_1
Cet article tente de mettre en relief la manière dont le premier roman stridentiste d’Arqueles Vela La Señorita Etcétera, et Las manos de Mamá, récit élégiaque de Nellie Campobello, laissent paraître les considérables changements des destins féminins qu’a suscités et favorisés l’histoire du Mexique révolutionnaire et postrévolutionnaire. Entre la Señorita Etcétera d’Arqueles Vela, figure fictive et si labile qu’elle s’estompe dans chacun de ses environnements urbains, et la Mamá de Nellie Campobello, figure d’une mère bien réelle invoquée dans la prose élégiaque d’un témoignage, sembleraient se vérifier d’irréconciliables dissemblances. Bien qu’elles occupent des places symboliques dissemblables voire opposées dans la cartographie imaginaire du féminin, la métalittéraire muse stridentiste créée par un narrateur masculin et la mère courage recréée par sa fille écrivaine offrent des modèles aux nouvelles identités féminines qui apparaissent dans le Mexique de la post-révolution. En outre, ces deux récits partent en quête d’une écriture en prose fragmentaire qui se nourrit, de diverses manières, de la poésie tout autant que de la photographie ou du cinéma.