2026/01/01 by Messie Dupont, Nicolas Villeneuve, Claire Rault +1 · 1 voice
Arts and Humanities · Earth and Planetary Sciences · Social Sciences · #Caribbean and African Literature and Culture #Disaster Management and Resilience #Tropical and Extratropical Cyclones Research
paper · doi:10.4000/15zea
openalex publication_date 2026/01/01 · openalex created_date 2026/04/03 · openalex updated_date 2026/07/23
Du fait de sa localisation en milieu intertropical, l’île de La Réunion est soumise à une forte occurrence de cyclones. Selon Jérémy Desarthe et David Moncoulon (2017), elle aurait connu 76 tempêtes et cyclones « impactants » depuis le milieu du XVIIe siècle. Les modalités de l’organisation de la gestion des risques orchestrée par l’État ont beaucoup changé depuis (Lorion, 2000a, 2000b). Cet article a pour objectif de comprendre comment la population perçoit et se représente les évolutions de cette gestion des risques, en identifiant les principaux facteurs d’influence. Pour cela, trois enquêtes en face à face sont dédiées aux cyclones Hyacinthe (1980), Fakir (2018) et Belal (2024), qui ont particulièrement marqué le territoire et ont joué un rôle clé dans l’évolution de la gestion du risque cyclonique à La Réunion. Au total, 1 179 personnes ont été interrogées sur l’ensemble de l’île. Les résultats mettent en évidence que l’adhésion des habitants aux politiques publiques locales s’appuie sur une prise de conscience des mutations socio-économiques des 45 dernières années. Plusieurs marqueurs de la culture cycloniques réunionnaise ont été identifiés (moyens d’informations, expérience du risque, légitimité institutionnelle). Ces résultats interrogent les modalités de conservation de la mémoire des événements à La Réunion, ainsi que ses liens avec la gestion du risque.