2024/07/30 by HMIMAS, Abdellah, EL ALAOUI, Aicha
paper · doi:10.48374/imist.prsm/ame-v6i4.48427
Le système éducatif marocain manifeste des défis persistants des indicateurs de scolarisation. Tels que les faibles taux de scolarisation 91,4% enregistrés par le MENPS en 2007-2008 avec 89,4% dans le milieu rural dont 85% pour les filles, et un taux élevé de déperdition et d’abandon scolaire de 4,6%. Cela a suscité un regain d’intérêt pour l’émergence de l’école communautaire, perçue comme une réponse aux inégalités et aux besoins évolutifs de l’éducation. En revanche, très peu d’études se sont penchées sur l’analyse de l’efficience de ce nouveau modèle. Ce présent travail s’intéresse à l’évaluation de l’efficience des écoles primaires communautaires marocaines et de mettre en exergue les facteurs de leur inefficience. Pour ce faire, le modèle DEA a été envisagé pour estimer les scores d’efficience de 175 écoles. De plus, le modèle Tobit permet d’expliquer le degré d’inefficience. Les principaux résultats dévoilent que seulement 21,71% des écoles sont efficientes. Pour sa part, le modèle Tobit a montré qu’un pourcentage élevé respectivement des élèves bénéficiant du programme "Tayssir" et des filles dans l’école augmente d’une manière significative l’efficience. Néanmoins, une augmentation du nombre d'élèves éloignés de leurs parents peut compromettre considérablement l'efficience des écoles. Mots clés : Écoles communautaires, Efficience, DEA, Tobit, Maroc.