2025/08/11 by Serge ELLA ONDO
#FOS: Languages and literature
paper · doi:10.48734/akofena.n017.vol.1.20.2025
Résumé : A l’aide des approches sociocritique de Claude Duchet et stylistique, l’article se propose d’établir un lien de causalité entre le retour au pays natal des immigrés africains et le développement dans le roman de la migritude au féminin, et plus particulièrement dans Douceurs du bercail d’Aminata Sow Fall et Marie-France, l’Orpailleused’Angélique Solange Bonono. Tout d’abord, l’étude démontre qu’avant d’amorcer ces « déplacements à l’envers », les protagonistes mis en scène dans le corpus font l’amère expérience de la dureté de la vie et des discriminations de tout genre avant de voir leur destin s’inscrire en pointillé au pays d’accueil. Prenant conscience de ces expériences malheureuses, ces derniers effectuent un retour dans leur pays d’origine mi-transformé positivement et réalisent avec succès des projets existentiels leur permettant de contribuer un tant soit peu au développement de leur cité. Sur le plan esthétique, ce développement est perceptible à travers deux types d’écriture : une écriture de la valorisation célébrant les figures historiques et les motifs culturels de l’Afrique, et une écriture de la sensibilisation s’appuyant sur quelques figures de construction et sur la littérature, et visant à conscientiser la jeunesse africaine quant aux dangers de l’immigration. Mots-clés : retour, pays natal, développement, migritude, féminin