2025/09/16 by Bob Emarculin LYAMANGOYE
#FOS: Languages and literature
paper · doi:10.48734/akofena.n017.vol.5.12.2025
Résumé: Dans cette autobiographie, La vie sans fards de Maryse Condé, nous analyserons les raisons qui emmènent l’écrivaine à opérer un long voyage en Afrique de l’ouest. Cette étude circonscrira notamment l’itinéraire diégétique de l’écrivaine qui parcourt le continent ouest-africain à la recherche de ses racines africaines pour en finir avec son assimilation. L’odyssée africaine de l’écrivaine devient de facto le lieu qui ruine l’éducation première falsifiée par ses parents considérés comme des « Grands Nègres » de la Guadeloupe. Ce récit de vie ne se borne pas uniquement à une simple quête identitaire, mais est vu aussi comme un prétexte pour révéler les complexités d’une partie du continent tant idolâtré dès le départ et vite défiguré par les conflits post-indépendances. La traversée paradoxale de cette période trouble place l’auteure au cœur de l’histoire de ces jeunes États marxistes africains et voit aussi la naissance d’une vocation, celle d’une écrivaine. L’idée générale défendue ici est de montrer comment Maryse Condé, par ce retour en Afrique, arrive finalement à concilier ses identités multiples (guadeloupéenne et africaine) et être en paix avec elle-même malgré les affres de sa vie africaine. Au-delà de ces expériences parfois douloureuses, c’est aussi le besoin de parler vrai pour ôter l’écran de fiction qui entoure sa vie. Mots clés : Afrique, Antilles, autobiographie, identité, re-construction.