2022/02/06 by Mawaya TAKAO
#FOS: Languages and literature
paper · doi:10.48734/akofena.n5v3.22.22
L’écriture est une projection de l’imaginaire populaire et le roman africain offre un caléidoscope des vicissitudes qui gangrènent le plein épanouissement de l’homme afin qu’il se débarrasse des habitudes nocives et grégaires auxquelles s’attachent la coutume comme déposition ancestrale pour liquéfier, emprisonner, déposséder, zombifier l’être humain. Soutane et dessous de femme tout comme La fille du fleuve présentent une vision hallucinante des coutumes ancestrales ou l’homme est la proie des pratiques anthropophagiques, un cannibalisme que dénoncent ces écrivains. La coutume africaine loin de sortir l’Africain de son défaitisme et de sa léthargie, le maintien dans un somnambulisme préjudiciable. Face au progrès, les coutumes africaines végètent dans un obscurantisme inouï, terreau propice à une violence qui semble congénitale à l’Africain, justifiant tant d’horreur et de massacre dont l’Afrique est témoin. A travers une parodie de dénonciation des carcans des coutumes africaines, les deux romanciers montrent la toxicité des pratiques coutumières dans le développement durable et humain de l’Afrique. A travers le prisme de la sociocritique, l’analyse révèle que la fiction se nourrit du quotidien, se construit en se projetant sur la réalité.