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Images faillibles et filiations défaillantes : les relations familiales et humaines à l’épreuve de la coupe dans Gravity et Interstellar

2025/09/15
#Coupe #Gravity #Interstellar #Montage #narration

paper · doi:10.34745/numerev_2143

Abstract

Cet article explore les concepts de montage et de narration dans Gravity (Alfonso Cuarón, 2013) et Interstellar (Christopher Nolan, 2014). Ces deux films, bien qu’abordant l’espace comme thème central, diffèrent radicalement dans leur structure narrative et visuelle. Gravity privilégie une unité narrative et visuelle resserrée avec des plans-séquences prolongés, tandis qu’Interstellar adopte une esthétique éclatée, caractérisée par des montages parallèles et des sauts temporels. Malgré ces oppositions, les deux films utilisent la coupe cinématographique pour renforcer leurs thèmes narratifs. Dans Gravity, les plans longs exacerbent l’isolement de l’héroïne, tandis que les coupes soulignent des ruptures émotionnelles, comme l’abandon de Matt. En revanche, Interstellar exploite la coupe pour relier des espaces et des temporalités, symbolisant à la fois la distance et l’unité entre Cooper et sa fille Murph. Ces approches illustrent comment le montage, loin d’être un simple outil technique, devient un langage émotionnel, capable de représenter à la fois séparation et connexion. L’article suggère que ces deux films s’affranchissent des tendances esthétiques dominantes du cinéma d’action, utilisant montage et musique pour transcender les failles narratives et émotionnelles, et créant ainsi des récits universels et introspectifs.

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