2020/10/13
#FLS #UPE2A #allophone #autonomie #discrimination scolaire #politique éducative
paper · doi:10.34745/numerev_1273
Résumé : La politique éducative française à l’égard des élèves allophones s’est développée dans les années 1970, pour des raisons socioéconomiques. Les structures d’accueil, tout comme la conception didactique de la langue française, ont évolué, parallèlement aux dénominations successives et parfois sclérosantes des élèves concernés. Depuis 2002, les structures fermées ont été remplacées par des dispositifs ouverts, parfois mobiles, à la charge financière des Académies. L’autonomie pédagogique et financière des établissements consécutive, si elle peut être une source d’innovation ou de motivation pour les professionnels, est aussi une réponse inadaptée à la problématique des allophones – au capital culturel et scolaire variables mais au profil socioéconomique majoritairement populaire, voire précaire – qui ne tient pas compte de facteurs ethnographiques. En donnant plus d’autonomie aux établissements – donc moins de moyens – l’institution se défausse de la problématique allophone, et dans le même temps, le FLS perd progressivement son statut didactique. Ce sont ces questions d’ordre didactique que nous développerons dans cet article. Mots-clés : allophone, politique éducative, UPE2A, FLS, discrimination scolaire, autonomie Abstract : French educational policy towards allophone students developed in the 1970s for socio-economic reasons. The reception structures, as well as the didactic conception of the French language, evolved in parallel with the successive and sometimes sclerosing names of the students concerned. Since 2002, the closed structures have been replaced by open, sometimes mobile, facilities, at the financial expense of the Academies. The resulting pedagogical and financial autonomy of schools, while it may be a source of innovation or motivation for professionals, is also an unsuitable response to the problems of allophones - with variable cultural and educational capital but a predominantly popular, even precarious, socio-economic profile - which does not take account of ethnographic factors. By giving more autonomy to institutions - and therefore fewer resources - the institution is getting rid of the allophone problem, and at the same time, FSL is gradually losing its didactic status. It is these didactic issues that we will develop in this article. Keywords : allophone, educational policy, UPE2A, FSL, school discrimination, autonomy Julie Prevost-Zuddas - Université de Lorraine [email protected]