2025/09/15 by Gahié Bertin KADET
#FOS: Social sciences
paper · doi:10.60659/geotrope.hs.1.2025.3
La Côte d’Ivoire est engagée dans un processus de décentralisation depuis plusieurs décennies, dans le cadre de sa politique de développement. La décentralisation est un moyen par lequel l’Etat accorde un degré d’autonomie à des autorités élues, en leur transférant certaines compétences et responsabilités au niveau infranational (OCDE, 2019, p. 11). En tant que processus d’appropriation du développement par les acteurs locaux, la décentralisation cible le bien-être des populations. Si tel est le cas, qu’est ce qui explique que l’Etat continue de garder la main sur les dimensions essentielles (politiques, administratives, budgétaires) de la décentralisation ? Et pourquoi, la politique de la décentralisation fait preuve d’une gestion centralisée et d’un manque d’équité ? A partir de documents d’archives et des informations recueillies auprès de certaines structures de recherche, l’analyse examine une double dynamique territoriale de la décentralisation ivoirienne. Les résultats de l’étude démontrent que sur le plan institutionnel, la promotion des configurations territoriales n’est pas faite dans le sens de l’équité entre les territoires candidats au développement local. Sur le plan pratique, la gestion de la décentralisation retourne aux fondamentaux de la centralisation administrative. Finalement, la décentralisation ivoirienne a besoin de promouvoir de nouvelles dynamiques. Mots-clés : Côte d’Ivoire, décentralisation, configurations territoriales, gestion centralisée, manque d’équité