2025/09/15 by TAGRO Marcelle-Josée épouse NASSA, Binta Noura KONE
#FOS: Social sciences
paper · doi:10.60659/geotrope.hs.1.2025.6
Cet article analyse la gouvernance du foncier en Côte d’Ivoire. Il examine plus précisément le caractère dual de la gouvernance foncière entre l’Etat et les communautés villageoises puis en établit le rapport avec la décentralisation. En s’appuyant sur l’exemple de l’occupation du foncier minier à titre résidentiel dans le quartier Energie Solaire, un lotissement du village d’Adjamé Bingerville, ce texte analyse l’interprétation différenciée du risque entre l’Etat et ce village ; une situation qui constitue un obstacle à la décentralisation. La méthodologie repose sur une démarche qualitative de collecte des données (analyse documentaire, entretiens individuels et observation directe). La taille de l’échantillon a été obtenue par la saturation et les informations recueillies ont été soumises à une analyse de contenu thématique. Les réflexions s’inscrivent dans le cadre de la sociologie des risques selon Peretti-Watel (2002, p 27) et Gilbert (2003, p 13). L’analyse des données a abouti à deux (02) principaux résultats : i) La légitimation du village comme acteur politique et ‘’aménageur‘’ : un point de départ de l’étalement urbain à Bingerville, ii) l’interprétation différenciée du risque entre l’Etat et le village comme un support idéologique de l’étalement urbain. Mots clés : Bingerville, décentralisation, foncier minier, risque