2022/02/06 by GHOMSI NINKAM, Marlyse
#FOS: Languages and literature
paper · doi:10.48734/akofena.n5v3.21.22
L’enseignement des langues étrangères en Afrique, fruit de la colonisation était au départ un moyen pour les occidentaux d’assujettir les Africains qui devaient être à leur service. L’apprentissage des langues étrangères et l’étude de leur civilisation ont créé une forte motivation intégrative au sein des populations africaines : elles aussi aspiraient au bien être qu’on leur faisait miroiter. La volonté occidentale d’assujettir les Africains et de les mettre au service des occidentaux pendant la colonisation, s’est matérialisée par des contenus et méthodes d’enseignement bien élaborés à cet effet. La grande focalisation sur la civilisation de ces pays a contribué à créer une forte motivation intégrative au sein des populations africaines : elles aussi aspiraient au bien être qu’on leur faisait miroiter. Le statut des langues étrangères, en l’occurrence de la langue allemande, tout comme les méthodes d’enseignement ont ainsi évolué avec le temps. Mais l’échec de ces méthodes importées a suscité des réflexions au sein de la communauté des chercheurs. Ces derniers ont mis en lumière l’apport nécessaire du contexte social dans la réussite du processus d’enseignement/apprentissage et l’amélioration possible de la qualité de la vie. Notre contribution vise à analyser le statut des langues étrangères, ainsi que le contexte multilingue dans lequel baignent les apprenants de l’Afrique francophone, ensuite de faire ressortir les avantages qu’ils peuvent en tirer, pour eux-mêmes et pour leurs différentes nations, si la contextualisation didactique est de mise. Cette forme de résilience semble être l’une des possibilités, si elle est bien mise en place, pour l’Afrique d’accéder au développement et au type de modernité qui lui convient, au sens de Jean Marc Ela. Le cadre théorique repose sur la socio-didactique et la méthodologie est l’analyse qualitative du contenu d’un manuel d’Allemand. Toutefois, même si la résilience est nécessaire, le besoin d’intégration subsiste toujours, d’où la nécessité d’un équilibre entre la motivation intégrative et la motivation instrumentale.