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Influence des formes urbaines et des occupations des sols sur les Ilots de Chaleur Urbains -Approche comparative entre villes et quartiers du Maroc-

2024/07/15 by El Ghazouani, Laila

paper · doi:10.48399/imist.prsm/amjau-v6i1.50191

Abstract

Résumé Les villes renferment une étonnante diversité de formes urbaines, de matériaux et de couleurs qui interagissent différemment avec le rayonnement solaire et apportent des réponses de réflexions et d’absorption hétérogènes d’où le phénomène d’Ilot de Chaleur Urbain (ICU). Ce dernier se définit par un centre-ville plus chaud que ses périphéries et est causé par les caractéristiques de l’aménagement urbain qui causeront ce réchauffement. Ses conséquences se répercutent sur le plan sanitaire, environnemental et énergétique et ce, dans un cadre global marqué par la vulnérabilité de la ville face aux aléas climatiques. La ville marocaine ne déroge évidemment pas à cet enjeu et subit elle aussi le phénomène d’ICU. En effet, la conception de cette ville reste, hélas, cloisonnée dans la sphère du droit d’urbanisme qui produit un paysage urbain générique faisant fi des diversités climatiques. C’est dans ce contexte qu’est née la problématique de cette thèse et qui vise à comprendre les liens entre les formes urbaines, les occupations de sol et les ICU. Pour cela, cette problématique a été investiguée à travers une gradation d’échelles. D’abord au travers d’une analyse intervilles où nous avons étudié cinq villes marocaines (Tanger, Casablanca, Ifrane, Marrakech et Smara) choisies pour englober les différences climatiques et urbaines du Maroc. Puis une analyse interquartiers où nous avons zoomé sur la métropole Casablancaise pour analyser cinq quartiers à la lumière de l’ICU et des critères de l’échelle de l’ilot et de l’architecture. Si les interprétations diffèrent selon les deux échelles, l’approche méthodologique globale consiste à une conjugaison d’une information spatiale et une autre thermique. Autrement, il s’agit d’une superposition entre un contenu cartographique d’occupation des sols et des cartes de distribution des températures d’air et de surface. Pour ce faire, cette thèse a dû conjuguer une multitude de sources de données telles les images satellitaires et les températures d’air et de surface dans une lecture dialectique mettant en avant les diverses convergences et contradictions selon différentes échelles temporelles et spatiales. Par l’expérimentation, nous avons confirmé les résultats de la littérature, notamment l’aspect multifactoriel de l’ICU, l’effet de l’albédo des matériaux, la présence des Puits de Chaleur Urbain (PCU) et l’effet de la proximité de la mer. Aussi, nous avons remis en question l’idée reçue que la végétation est considérée systématiquement un îlot de fraîcheur en conditionnant ce résultat à une série de critères. Enfin nous avons apporté de nouveaux résultats en avançant deux nouveaux concepts : le pouvoir urbain de rafraichissement diurne-nocturne et l’Ilot de Chaleur Urbain par Quartier (ICUQ). Mots clés : Climat urbain, Ilot de Chaleur Urbain, Occupations des sols, Température d’air et de surface

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