2012/04/01 by Hervé Joly · 1 citation
Social Sciences · Arts and Humanities · #French Urban and Social Studies #French Historical and Cultural Studies #Political science #Humanities #Art
paper · pdf · doi:10.3917/vin.114.0016
published in Vingtième Siècle Revue d histoire N° 114(2), 16-32 (Presses de Sciences Po)
openalex publication_date 2012/04/01 · openalex created_date 2016/06/24 · openalex updated_date 2026/07/22
Résumé Les dirigeants des grandes firmes françaises sont supposés être des professionnels qui consacrent l’essentiel de leur temps à la gestion de leur entreprise. Mais cette professionnalisation n’allait pas historiquement de soi. Diriger une grande entreprise n’a pas toujours impliqué un engagement aussi exclusif. Il n’a longtemps pas existé d’incompatibilité totale pour les fonctionnaires et elle était encore bien plus souple qu’aujourd’hui pour les détenteurs de mandats politiques. Au moins jusqu’aux années 1940, les principales figures patronales étaient des notables qui cumulaient à la fois de multiples engagements sociaux et des responsabilités au sein d’entreprises, sans implication privilégiée dans l’une d’entre elles. Par ailleurs, il n’existe pas de filière de formation obligatoire pour exercer un métier de dirigeant d’entreprise qui n’est souvent que l’aboutissement d’une carrière. On ne le devient qu’après avoir été employé ou cadre dans une entreprise, mais aussi, selon la filière dite du « pantouflage », dans une administration publique.