2016/01/01 by Annabel Teh Gallop · 1 citation
Social Sciences · #Art #Asian Studies and History #Colonialism, slavery, and trade #Global Maritime and Colonial Histories #Humanities
paper · doi:10.3406/befeo.2016.6233
openalex publication_date 2016/01/01 · openalex created_date 2019/02/21 · openalex updated_date 2026/05/21
Cet article rassemble les preuves archéologiques, épigraphiques et textuelles de l’utilisation des sceaux dans le monde malais, avant le développement au XVIIe siècle d’une culture distinctive et cohérente de sceaux islamiques inscrits en écriture arabe. Cependant, le matériel recueilli – allant des anciens sceaux de pierre indiens et sassanides des Ve-IXe siècles, jusqu’aux sceaux en or de Sumatra, de Java et de Bornéo, en incluant les sources Ming relatives à la présentation de sceaux aux États tributaires du Sud-Est asiatique durant le XVe siècle – reste fragmentaire et non concluant. Il est intéressant de noter que ce n’est qu’à Java que nous avons, à partir du IXe siècle, une preuve continue de la présence et de l’utilisation de sceaux, avec des anneaux sigillaires en or et des intailles, des sceaux en terre cuite et des références dans les anciennes inscriptions javanaises à l’utilisation de sceaux sur les décrets royaux. Il semble que l’on ait là l’une des raisons pour lesquelles les sceaux de style islamique en écriture arabe ne se sont jamais répandus à Java, seule région de l’archipel à posséder une solide tradition de sceaux, qui s’est finalement révélée difficile à supplanter.