2019/02/25 by Béatrice Cahour, Christian Licoppe, Lisa Créno
Arts and Humanities · Social Sciences · #Education, sociology, and vocational training #Linguistics and Discourse Analysis #Semiotics and Representation Studies
paper · doi:10.3917/th.814.0269
crossref issued 2019/02/25 · crossref published 2019/02/25 · crossref published-print 2019/02/25 · openalex publication_date 2019/02/25 · crossref created 2019/04/17 · crossref deposited 2023/12/08 · openalex created_date 2025/10/10 · openalex updated_date 2026/07/28 · crossref indexed 2026/07/28
L’article présente une articulation fine de données, extraites d’une part d’enregistrement vidéo d’interactions analysées dans la perspective de l’Analyse Conversationnelle, extraites d’autre part d’entretiens d’auto-confrontation analysés dans une perspective de Psychologie Ergonomique d’inspiration phénoménologique. Sont donc triangulés un point de vue en troisième personne et un point de vue en première personne. L’objectif est une compréhension approfondie de ce qui se passe pendant un moment d’activité, de saisir le flux d’actions, de perceptions, de sens et d’états émotionnels qui s’y déroule. Le corpus étudié correspond à des interactions lors de situations de covoiturages, ce type de partage de services entre inconnus devenant de plus en plus fréquent et présentant des caractéristiques spécifiques qu’il est intéressant de mettre à jour. Trois phénomènes spécifiques du covoiturage entre inconnus sont dégagés et illustrés chacun par un cas : l’organisation temporelle normative des conversations, le choix de la place dans la voiture comme un accomplissement collaboratif pour éviter les tensions, et l’attente de cadrage de la part du conducteur pour aider à comprendre la situation. Des extraits vidéos transcrits et des extraits d’auto-confrontation « explicitante » sont analysés. Ces analyses micro soulignent l’intérêt d’une articulation des données et méthodes et précise la complémentarité de ces deux cadres méthodologiques ainsi que l’apport de chacun d’eux.