2018/01/01 by Jonathan A. Rose · 1 voice · 1 citation
Arts and Humanities · Social Sciences · #Digital Games and Media #Fashion and Cultural Textiles #Gender, Feminism, and Media
paper · pdf · doi:10.4000/ges.630
openalex publication_date 2018/01/01 · openalex created_date 2025/10/10 · openalex updated_date 2026/07/31
Cet article, qui prend pour exemple les histoires basées sur la série télévisée Sherlock, s’intéresse à la fanfiction lorsqu’elle met l’accent sur les personnages transgenres, c’est-à-dire quand des personnages canoniques cisgenres sont réécrits en personnages trans. De telles fanfictions, appelées transfics, se positionnent comme un sous-genre émergent de la fanfiction : l’analyse les met en relation avec d’autres genres de fanfictions ainsi qu’avec d’autres formes de représentations (de soi) trans. Les transfics sont comparées à d’autres pratiques de fans qui « perturbent » le genre (« genderbending »), et les liens entre transfic et la fanfiction slash sont établis. Au-delà de cette perspective à l’échelle du fandom, cet article prend en considération d’autres pratiques créatives en ligne des personnes transgenres et défend l’idée que les transfics sont un moyen de créer de telles représentations (de soi), en pensant conjointement culture trans et culture numérique comme « trans numérique », pour reprendre l’expression de Jay Prosser (2014). En mettant l’accent sur les relations et sur la représentation des divers corps trans, les transfics peuvent être considérées comme un terrain fertile pour créer des récits trans plus nuancés et plus variés.