2009/10/01 by Gilles Havard
Arts and Humanities · Social Sciences · #Canadian Identity and History #Historical Studies and Socio-cultural Analysis #New Caledonia Indigenous Studies
paper · doi:10.1017/s039526490002429x
openalex publication_date 2009/10/01 · openalex created_date 2025/10/10 · openalex updated_date 2026/07/30
Résumé L’État royal français, en Nouvelle-France, est conduit à bricoler des formes nouvelles de souveraineté afin de définir officiellement le statut des Amérindiens. Tout en revendiquant avant tout sur ces derniers une allégeance de type féodal qui puise dans le langage international de la « protection », la monarchie est portée au XVII e siècle par un optimisme assimilateur qui postule la rapide transformation des . Sauvages . : sur le plan culturel (« francisation ») comme juridique (naturalisation), cette imbrication constituant une innovation propre au système impérial français. Or il se pourrait que ce projet colonial ait subverti certains principes traditionnels de la monarchie d’Ancien Régime et participé à l’avènement d’un État plus unitaire et centralisé. Dans le laboratoire nord-américain, en effet, la royauté et ses représentants locaux n’ont pas seulement improvisé une réflexion originale sur la francité ; au cours du XVIII e siècle, quand fut consacrée l’irréductibilité de la « sauvagerie » amerindienne, ils ont encore repensé le concept de citoyenneté, désormais plus solidaire de la culture.