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Inter discursivité et alternance codique en francographie camerounaise : cas de Munyal, les larmes de la patience de Djaili Amadou Amal

2022/01/01 by François MBARGA
Arts and Humanities · Social Sciences · #FOS: Languages and literature #Language, Linguistics, Cultural Analysis #Linguistic and Sociocultural Studies #Linguistics and Discourse Analysis

paper · doi:10.48734/akofena.n006v3.12.2022

openalex publication_date 2022/01/01 · openalex created_date 2025/10/10 · openalex updated_date 2026/07/07

Abstract

Résumé: L’univers expérientiel est généralement observé, représenté et exprimé linguistiquement de manière différente, conformément aux univers de croyance et intentions de discours des locuteurs. Aussi cette étude montre-t-elle que les appréciations péjoratives ou mélioratives du français en situation de coexistence avec les langues locales impactent considérablement la scripturale littéraire. L’usage prépondérant de la langue de Molière dans la géométrie de la francophonie en général et dans la poétique camerounaise en particulier, a toujours recours aux langues originelles des écrivains francophones et camerounais en l’occurrence. Ceux-ci insèrent, dans leurs œuvres majoritairement d’expression française, des mots, expressions idiomatiques, emprunts, calques, discours propres à leurs langues et socio-cultures. Le fulfulde, langue de la ville natale de Djaili Amadou Amal, écrivaine camerounaise, se trouve incrusté dans l’espace discursif de Munyal, les larmes de la patience. Cela, sans doute, confère à la syntaxe française un caractère hétérogène créant ainsi un paradoxe saisissant qui débouche sur une onde de choc entre ladite langue et le français. Cette contribution questionne et explique, à travers l’approche guillaumienne, les sources du conflit entre les langues en contact et les conséquences linguistiques qui en résultent sur le français notamment, en contexte francophone dont le Cameroun. La posture heuristique est que les langues ne sont pas naturellement prédisposées à être en situation conflictuelle. La langue française étant un fait social, ses variations, altérités et sa prédominance en francographie camerounaise sont liées aux conditions extérieures. Ce qui du reste, exclut l’idée de son supposé aspect conflitogène et permet de marquer une frontière entre ce code de communication/ le fulfulde et les imaginaires dont ces deux langues font objet dans les domaines aussi variés que les pouvoirs politique, économique socioculturel, religieux. Autant de représentations aux enjeux divers justifiant l’inter discursivité et l’alternance codique dans le corpus sus-évoqué.

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