2025/04/03 by , Yassin, Mariam, KERROUDI
paper · doi:10.48375/imist.prsm/remses-v10i1.55606
L’entrepreneuriat médiatique au Maroc traverse une transformation majeure, portée par l’évolution du cadre législatif, les mutations économiques et l’essor des nouvelles technologies. Entre 2011 et 2023, le paysage médiatique marocain a connu une reconfiguration profonde avec la montée en puissance du numérique, l’essor des plateformes sociales et les mutations des habitudes de consommation de l’information. Ainsi que l’adoption du Code de la presse et de l’édition en 2016 a marqué un tournant en introduisant des réformes visant à garantir la liberté d’expression tout en imposant des régulations plus strictes sur les médias électroniques. Cet article examine en profondeur l’état du système médiatique marocain, en mettant en lumière les défis structurels et économiques qui affectent les institutions médiatiques. La presse écrite, bien qu’historiquement dominante, fait face à une crise sans précédent, marquée par une baisse du lectorat et des revenus publicitaires. À l’inverse, les médias électroniques connaissent une expansion rapide, favorisée par l’accessibilité croissante d’Internet et les nouvelles dynamiques de monétisation de l’information. Cependant, la forte dépendance des médias aux financements étatiques et aux revenus publicitaires soulève des questions quant à leur viabilité économique et indépendance éditoriale. L’étude s’intéresse également à l’impact des nouvelles technologies et, en particulier, à l’intelligence artificielle, qui redéfinit la production et la distribution des contenus médiatiques. Bien que son adoption soit encore limitée au Maroc, l’IA offre des opportunités majeures en matière d’automatisation, d’analyse de données et de personnalisation des contenus. Enfin, cet article propose une réflexion sur les perspectives d’avenir du secteur médiatique marocain. L’innovation technologique, l’adaptation aux nouvelles exigences réglementaires et le développement de modèles économiques durables seront essentiels pour assurer un écosystème médiatique plus résilient, indépendant et adapté à l’ère numérique.