2022/08/08 by Missiagbéto ADIKOU
#FOS: Languages and literature
paper · doi:10.48734/akofena.n006v2.18.2022
Après la Conférence Nationale Souveraine (CNS) au Togo en 1991, le pays est entré dans une phase de transition démocratique avec une constitution, celle de la 4e République en 1992. La gestion de cette transition, avait mis du plomb dans l’aile du processus de la démocratisation du pays avec pour corollaire des crises sociopolitiques récurrentes jusqu’à nos jours. Les cas qui ont retenu notre attention furent celles de 2015 à 2020 où le tissu social s’est considérablement désagrégé. L’une des causes fondamentales de ces crises fut à n’en point douter, la candidature du chef de l’Etat sortant, Faure Essozimna Gnassingbé qui venait de boucler son second mandat à la tête de l’Etat en 2015. Or, l’article 59 de la constitution togolaise de 1992 qui limite le mandat présidentiel à deux, fut modifié en 2002 par les députés de la 3e législature de la 4e République togolaise. Pour revenir à l’ancienne formule (limitation de mandat à deux), l’exercice revient aux élus du peuple de retoucher la loi fondamentale à l’Assemblée nationale. Force est de constater que rien n’y fit pendant les deux mandats du chef de l’Etat (2005- 2010 ; 2010-2015). In fine, la candidature du chef de l’Etat pour un autre mandat, respecte les textes constitutionnels en vigueur. Eu égard à cette situation ambiguë, nous sommes amené à nous interroger sur la corrélation entre la révision constitutionnelle de 2002 et les crises sociopolitiques au Togo de 2015 à 2020. L’objectif principal de cette proposition d’article est de montrer comment la révision constitutionnelle de 2002 a été l’une des principales causes des bouleversements socio- politiques au Togo de 2015 à 2020.