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Usage de l’internet des jeunes ivoirien à Abidjan: une étude comparative des communes de Koumassi et de Cocody

2023/05/14 by Ago Thérèse TANOH
#FOS: Languages and literature

paper · doi:10.48734/akofena.n008v02.20.2023

Abstract

Résumé : Le développement de l’Internet a engendré de nouvelles formes de crimes (économique et humain). En Côte d’Ivoire, le phénomène, connu sous le nom de « broutage[1] » a atteint un niveau tel qu’il est devenu un phénomène au sein de la jeunesse. Ainsi pour réaliser cette étude essentiellement comparative nous exploitons, pour la collecte des informations les recensions d’écrits, l’observation directe et les entretiens individuels et en groupe approfondis. L’analyse des données traitées avec le logiciel Sphinx dans la perspective de l’individualisme méthodologique, relève que l’Internet est devenu un moyen d’expansion, d’une nouvelle forme de criminalité informatique favorisée par l’émergence d’un usage intelligent. À travers des actes mystiques à ne point fini, ils plongent la population dans une psychose. Mais si l’ampleur du phénomène persiste à Abidjan, c’est parce qu’il est entretenu par la complicité des agents de sécurité et de la lutte contre ce phénomène, les parents et l’entourage. Aussi le phénomène prend-t-il de l’ampleur à cause du non-respect et du manque des institutions à réguler le secteur des TIC. Pour mener à bien cette étude nous avons mobilisé des outils de collettes que sont les entretiens, le questionnaire, les focus group et l’observation directe. Au niveau des théories nous avons mobilisé la théorie des besoins la théorie de l’habitus, la théorie du contrôle social ou régulation sociale et la théorie des comparaisons pour comprendre les implications de ce phénomène dans la ville d’Abidjan.  Au total 152 acteurs répartis comme suite 80 jeunes, les parents sont au nombre de 31, les gérants de cyber sont au nombre de 10 personnes, les acteurs de la police scientifique ainsi que les gérants de banque et de microfinances sont au nombre de 16 personnes. Les agents de justice et la plate-forme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) sont également au nombre 8 personnes, les acteurs tels que les marabouts, féticheurs, Marges sont au nombre 5 et enfin 2 acteurs de la structure étatique ARTCI tous ont été interrogés et constituent l’échantillonnage dans cette étude. Ainsi, la taille de cet échantillon se justifie-t-il par le fait, que le phénomène de la cybercriminalité est un sujet sensible. Mots-clés : Internet ; brouteur ; zamou ; usage ; cybercriminalité [1]Broutage : Ce vocabulaire provient de l’argot ivoirien’’ le Nouchi’’. C’est la fonction du brouteur c'est-à-dire la cyber-escroquerie. La cybercriminalité à l’ivoirienne consiste essentiellement en la pratique de l’escroquerie en ligne avec pour couverture la correspondance amoureuse, la correspondance d’affaire ou la correspondance religieuse. Et il est rattaché à des pratiques mystiques

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