2024/12/31 by Tilouche, S., Abdelbari, M., Boughamoura, L. +8
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paper · doi:10.71566/pist-rmp-194703
Introduction : La coqueluche est devenue une préoccupation majeure en milieu pédiatrique devant sa ré- émergence dans notre pays. Objectif : Décrire les particularités épidémiologiques, cliniques et évolutives de cette maladie Méthodologie : Nous avons menée une étude descriptive, rétrospective et multicentrique (Service de pé- diatrie de Farhat Hached et Sahloul à Sousse et service de pédiatrie de Ibn el Jazzar à Kairouan) sur une période de 5 ans allant de 1er Janvier 2014 au 31 Décembre 2018Résultats : Nous avons colligé 43 cas de coqueluche confirmés par la PCR d'age moyen 67 jours. La majorité des enfants (74. 4%) n'ont pas été vaccinés au moment de l'hospitalisation. Les principaux motifs de consul- tation ont été les quintes de toux, la cyanose et les difficultés alimentaires dans respectivement 100%, 79,1% et 51,2% des cas. A la biologie, une hyperleucocytose a été retrouvée chez 97,5% des patients et une hyperlymphocytose dans 7,1%. Les complications prédominantes étaient l’apnée grave, une hypertension artérielle pulmonaire et un syndrome de détresse respiratoire aigu. D'autres de type neurologique ont été observé dans 13,9%. Plus rarement, deux cas d'encéphalite et un cas d'entérocolite ulcéro-nécrosante. Plus que la moitié des enfants (58. 1%) ont été admis en réanimation. En étude multivariée, les facteurs prédictifs d'hospitalisation en réanimation ont été l'age inférieur à trois mois et le taux de globules blancs supérieur ou égal à 30000/mm3. Le diagnostic de coqueluche maligne a été retenu chez huit nourrissons. En étude univariée, la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire, les apnées, le taux de lymphocyte, le taux de polynucléaires neutrophiles et un taux de globules blanc supérieur ou égal à 30000/mm3 ont été des facteurs prédictifs d'évolution vers coqueluche maligne. La mortalité a été de 7% tous ayant une forme maligne. Conclusion : Cette réémergence de la coqueluche est due au changement de l'épidémiologie de cette pa- thologie. Ceci nous incite à revoir les stratégies de vaccination et suivre les nouvelles recommandations de l'OMS.