2020/10/13
#Gilets Jaunes #mouvements sociaux #régime de vérité #société liquide #économie morale
paper · doi:10.34745/numerev_044
«Ne parlez pas de "répression" ou de "violences policières", ces mots sont inacceptables dans un État de droit. [...] Vous me parlez de répression, je vous dis que cest faux», Emmanuel Macron, le 07 mars 2019, Gréoux-les-Bains. Cette formule provocatrice dE. Macron, interpelle. Si elle se doit dêtre replacée dans le contexte où elle est prononcée - presque quatre mois après le début du mouvement social des Gilets Jaunes - elle questionne notamment sur les choix en matière de communication ainsi que le rapport entre la vérité et le pouvoir en place en période de mouvement social. En effet, à la date où elle est prononcée, 483 cas de violences policières sont recensés, dont 202 blessures à la tête, 21 personnes énuclées, 5 mains arrachées et un homicide. Abstract : “Dont talk about ‘repression’ or ”police violence", these words are unacceptable in a state governed by the rule of law. [...] You speak to me of repression, I tell you its false", Emmanuel Macron, March 07, 2019, Gréoux-les-Bains. This provocative phrase from E. Macron is a challenge. While it needs to be seen in the context in which it was uttered - almost four months after the start of the Gilets Jaunes social movement - it questions, in particular, communication choices as well as the relationship between truth and the power in place during a social movement. Indeed, at the time it was pronounced, 483 cases of police violence had been recorded, including 202 head injuries, 21 people enucleated, 5 hands torn off and one homicide.