2023/04/05 by Petrucci, Solenn
paper · doi:10.58098/lffl/2019/3/679
Prenant appui sur des tests réalisés en début et fin d’année scolaire par une cinquantaine d’élèves de 8P et de 10e à Genève et sur les activités consignées dans un classeur par leurs enseignantes, nous avons observé une amélioration des capacités des élèves, identifié les faits orthographiques les plus problématiques au sein de la morphographie et mis en évidence les objets privilégiés dans l’enseignement de l’orthographe qui leur a été dispensé. Notre objectif est également de mieux cerner les pratiques ordinaires d’enseignement de l’orthographe dans ces classes. Si la morphographie grammaticale est bien problématique dans les deux degrés observés, les activités mises en œuvre en classe varient considérablement entre le primaire et le cycle d’orientation. On note malgré tout certains invariants. Les enseignantes ont généralement recours à des tâches réduites demandant peu de réflexion et d’investissement aux élèves. Elles choisissent le plus souvent des unités de travail courtes, principalement la phrase. Les innovations didactiques ne sont que ponctuellement présentes.