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La ville coloniale dans Les Écailles du ciel (1986) et Ville cruelle (1971) : lieu de résonance entre fascination et répulsion

2023/12/14 by Ibrahima DIOUF
#FOS: Languages and literature

paper · doi:10.48734/akofena.n007v1.39.2023

Abstract

Résumé : Notre contribution a pour but d’explorer la relation entre ville et littérature. Cette approche transdisciplinaire dans laquelle la géographie urbaine s’invite dans la fiction littéraire n’est pas nouvelle. Elle est même devenue un lieu commun. De la littérature de voyage à la fiction littéraire, en passant par la peinture, la musique, l’architecture et la sculpture, la ville affiche sa beauté ou sa laideur, sa fascination ou sa répulsion, dans un mouvement oscillatoire où elle revêt tantôt les attributs d’un sujet dynamique non-anthropomorphe, tantôt les caractéristiques d’un objet fugitif et insaisissable. Le corpus retenu dans cet exercice  analytique est Les Écailles du ciel et Ville cruelle. Ce choix se justifie du caractère complémentaire des caractéristiques de chacune des villes évoquées mais également de l’itinérance singulière de leurs héros. De la transmission mémorielle de l’exil urbain du héros de Monénembo à la quête existentielle du héros de Boto, la contrainte initiale et l’espoir de réalisation se présentent comme le fil d’Ariane grâce auquel les lieux tissent des liens avec des sujets dans un rapport relationnel aux résonances multiples et variées. En chevauchant avec ces héros, dans un processus lectoriel, on découvre une dichotomie spatiale hostile [1] qui situe le visiteur dans un interstice dont la seule alternative est la descente dans un espace aux allures de naufrage. Mots-clés : Ville, littérature, quête, rencontre, résonance, sujet.

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