2025/07/14 by EL BAROUDI, Youness, MOUNSIF, Tahar, EL BAOUCHARI, Nabil +1
Economics, Econometrics and Finance · Social Sciences · #Fiscal Policies and Political Economy #Local Government Finance and Decentralization #Social Sciences and Governance
paper · doi:10.48374/imist.prsm/ame-v7i4.58523
openalex publication_date 2025/07/14 · openalex created_date 2025/11/18 · openalex updated_date 2026/07/01
Cet article évalue le coût marginal des fonds publics (CMFP) au Maroc à partir d’un modèle d’équilibre général calculable, en estimant la charge économique assumée par les ménages pour chaque dirham additionnel de recettes fiscales. Les simulations, portant sur des augmentations marginales de 1 % des principaux impôts ainsi que sur leur combinaison, mettent en lumière des écarts notables selon les instruments fiscaux. Les impôts directs (IR/IS) affichent un CMFP réduit, du fait de leur progressivité et d’un impact quasi nul sur le PIB (-0,0001 %), tandis que les taxes sur les importations et la production engendrent des coûts économiques supérieurs. Une combinaison équilibrée de plusieurs taxes permet toutefois de modérer ces effets. Ces résultats plaident pour un recours privilégié aux impôts directs, une gestion prudente des taxes sur les intrants stratégiques et une TVA optimisée afin de protéger les ménages vulnérables. Cela offre un cadre éclairant pour guider les réformes fiscales vers une meilleure équité et résilience au Maroc. Mots- clés : Coût Marginal des Fonds Publics, Bien-être social, Réforme fiscale, Modèle d’équilibre générale calculable (MEGC), Maroc.