2025/08/11 by Ahmed BACHNOU & Fidah EL KANDILI
#FOS: Languages and literature
paper · doi:10.48734/akofena.n017.vol.1.22.2025
Résumé : Dans le premier roman de Yasmine Chami-Kettani, Cérémonie (1999) le personnage Aïcha, femme célibataire qui ne s’est jamais mariée mais qui s’impose comme un modèle de maternité auprès de ses neveux et ses nièces, subit une mastectomie après un cancer du sein. Ce corps amputé devient un terrain marqué par l’ambivalence des genres : entre masculin et féminin. Une remise en question les normes traditionnelles de la féminité. À travers une lecture littéraire et psychanalytique, cet article explore comment l’amputation sert de métaphore à une réinvention identitaire. Se détacher des chaînes de la conformité liée au mariage et à la maternité, Aïcha initie un parcours sous forme d’un « mariage sologamique », renouant avec elle-même. L’hypothèse est que cette perte physique devient une possibilité d’affirmation et de redéfinition de soi dans un espace social régi par des attentes normatives. Mots-clés : Féminité, Identité, Amputation, Yasmine Chami-Kettani, Maroc.