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La femme, une louve pour la femme dans Une si longue lettre de Mariama Bâ

2025/02/24 by Justin AGLIN ANATOLE
#FOS: Languages and literature

paper · doi:10.48734/akofena.n015.vol.1.03.2025

Abstract

Résumé : La question de la condition féminine est souvent abordée sous l’angle des rapports entre les hommes et les femmes, un point de vue qui se réduit à la relégation au second plan des femmes par une société sous l’hégémonie des hommes. Une si longue lettre de Mariama Bâ aborde plutôt amplement les rapports entre les femmes elles-mêmes et met en avant la résignation de celles-ci à leur condition. Cette particularité du roman mérite une mise en lumière de cette idée en filigrane, c’est-à-dire les traditions anciennes adoptées et entretenues par la femme. Les rapports entre les personnages féminins et les actions des unes contre les autres sont aussi à l’origine de leurs mésaventures. La question principale qui fonde la présente analyse est la suivante : en quoi les rapports entre les femmes perpétuent-ils les normes patriarcales, et révèlent la nécessité de la solidarité féminine ? En effet, les interactions entre les femmes dans le roman mettent en lumière des dynamiques qui perpétuent ou contestent les normes sociales. L’objectif est d’explorer les relations complexes entre les personnages féminins et leurs rôles dans la pérennisation de ces normes établies. Et si, selon Mariama Bâ, la femme est une louve pour la femme ? Il résulte de cette analyse que les actions de certains personnages féminins révèlent le renoncement à et l’acceptation de leur condition. Une si longue lettre interpelle sur la nécessité que la femme se libère du vieux système. Mots clés : Bâ, femme, Ramatoulaye, résignation, autocritique.

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