2019/02/16 by Lieven D’hulst, D'hulst, Lieven
Arts and Humanities · #Le dilemme de Buridan #Translation Studies and Practices #histoire transnationale #intraduction/extraduction #rhizome traductif #traduction intrabelge
paper · pdf · doi:10.25365/cts-2019-1-1-5
openalex publication_date 2019/02/16 · openalex created_date 2025/10/10 · openalex updated_date 2026/07/01
L’histoire de la traduction, dès qu’elle projette des synthèses de quelque envergure, à l’instar des histoires littéraires nationales et des histoires comparées et transnationales, se trouve confrontée à un dilemme de Buridan : doit-elle se confiner aux intraductions en la langue nationale, ou doit-elle au contraire s’évertuer à agencer ces dernières avec les extraductions d’œuvres nationales vers d’autres langues ? Force est de constater que la première option l’emporte généralement et qu’ainsi l’histoire de la traduction se place dans le sillage des histoires littéraires nationales. Lorsqu’il s’agit de littératures plurilingues, comme la littérature belge, cette dépendance produit le même effet : les histoires littéraires focalisent une des langues nationales. Mais elle embarrasse les historiens de la traduction, qui ne peuvent ignorer l’intensité des échanges traductifs entre les deux grandes langues nationales, ni la part prise par les traductions belges à la circulation internationale des lettres. Cette contribution cherche à démêler l’écheveau des traductions en Belgique, propose quelques pistes en vue de leur analyse et commente les principaux défis méthodologiques posés par une visée qui intègre des démarches qualitatives et quantitatives.