2023/02/14 by Abdou NDIAYE
#FOS: Languages and literature
paper · doi:10.48734/akofena.s007v2.29.2023
Résumé : Les traditions littéraires nous ont habitués à représenter Rousseau seul, en conflit contre toute une humanité qui ne le comprend pas. Cette solitude peut être perçue comme un moment de retrait de la personne des autres. Rousseau a en effet vécu cette solitude qu’il ne cesse de raconter dans tous ses livres : des Confessions, aux Dialogues, en passant par les Rêveries du promeneur solitaire. Il se plait même à nous en donner des détails. Et dans sa quête anthropologique, Rousseau se retire dans la nature, loin des hommes pour se livrer à diverses expériences qui semblent avoir pour rôle de rassembler les différentes pèces du puzzle qui permettent de reconstituer son être disloqué dans la vie policée et sociale. Toutes ses occupations auraient donc pour fonction de retrouver la nature fondamentale de l’humain qui est en lui. Le traitement de cette notion diffère d’une œuvre à une autre. Sans doute, il s’agit du même auteur, mais il y a évolution de la pensée. Cet article est une lecture critique de ses œuvres et a pour objectif de montrer comment notre auteur conçoit la solitude et comment ses différentes activités participent à la restauration de son authenticité. Mots-clés : Solitude, promenade physique, herborisation, solitude littéraire, bien-être