2025/09/29 by Fabrice BOLENGE ILEBOSO et Joël NZAMPUNGU IMBOLE
#FOS: Languages and literature
paper · doi:10.60632/ziglobitha.n015.6.vol.3.2025
Résumé : Cette recherche empirique explore le lien entre l'économie informelle et l'insécurité publique dans la métropole de Kinshasa. Bien que l'économie informelle soit un pilier de la survie pour la majorité des Kinois, l'étude soutient qu'elle contribue à un climat d'insécurité objective (vols, rackets, agressions) et subjective (sentiment de peur). Les résultats, basés sur des enquêtes et des entretiens, démontrent que l'absence de régulation expose les acteurs de ce secteur à une double prédation : celle des délinquants et celle de certains agents véreux de l'État. L'article analyse la manière dont l'informel sert de terrain d'action pour des groupes criminels tels que les "Kulunas", qui établissent leur contrôle sur certains marchés, transformant ces espaces en "territoires" de non-droit. Face à cette situation, les institutions de sécurité publique sont perçues comme inefficaces, ce qui pousse les acteurs de l'informel à créer leurs propres mécanismes de régulation. Ces structures alternatives, cependant, sont souvent fragiles et peuvent également basculer dans la violence. L'étude suggère que l'insécurité à Kinshasa est avant tout un problème de gouvernance qui nécessite des politiques de formalisation inclusive et une réforme des institutions de sécurité, plutôt qu'une simple répression. Mots-clés : Kinshasa, économie informelle, insécurité, sécurité publique, gouvernance, corruption, Kulunas.