2025/03/23 by AZIBI Arezki
#FOS: Languages and literature
paper · doi:10.60632/ziglobitha.n013.29.vol.2.2025
Résumé: Notre contribution interroge la dimension autobiographique du roman L’enfant noir à partir d’une « approche génétique ». Cependant, nous n’allons pas nous lancer ici dans une étude génétique au sens propre du terme, au sens où l’entendait le fondateur de la méthode Lejeune: faire des « plongées vertigineuses et longues » dans les méandres de l’avant-texte de Camara Laye, etc. En effet, la prospection génétique d’un récit autobiographique, ainsi que le précise, dans Génétique et autobiographie, le fondateur de la méthode, « C'est un travail si énorme qu'on peut s'y perdre, et perdre de vue le but (…) On ne se lance pas dans la génétique pour une semaine, ou pour une communication à un colloque : c'est un engagement de longue durée ». N’étant en possession d’aucun document, manuscrit ou premier jet d’encre ayant donné naissance à notre texte L’enfant noir et dans l’incapacité d’accéder aux archives dédiées à l’œuvre de l’auteur, nous ne prétendons donc nullement avoir l’honneur de pratiquer ici cette méticuleuse étude génétique. Dans cette très modeste contribution où nous tenterons seulement de comprendre approximativement « un peu génétiquement » un aspect ou un phénomène textuel que nous pensons d’une importance capitale dans la composition de ce magnifique texte qu’est b L’enfant noir. Il s’agit très précisément d’une tentative de prospection génétique des ouvertures ou des incipit des chapitres dans ce roman et ce dans l’objectif d’apporter des éléments de réponse à la question suivante : de quelle manière l’approche génétique explique-t-elle le caractère autobiographique du roman et rend—elle compte des relances de l’appareil narratif dans des incipit des chapitres ? Mots-clés : récit autobiographique, les incipits, la machine narrative, étude génétique.