2024/08/10 by MOYEYEGUE, Joël, SOSSOU, Maurel Loïs Ahlonko
paper · doi:10.48382/imist.prsm/regs-v1i42.50736
Il est largement reconnu que le secteur bancaire joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de l’économie. De nombreux individus ne suspectaient pas sa participation à la détérioration de l’environnement. Les études récentes ont permis de mettre en évidence la corrélation entre les activités du secteur bancaire et la détérioration de l’environnement en finançant les projets qui ne respectent pas l’environnement. Dans ses résolutions ratifiées par 195 Etats membres, La COP 21 de Paris encourage les institutions financières à adapter leurs flux financiers aux exigences environnementales. Depuis lors, on présente la finance verte comme une alternative à la finance traditionnelle qui pourrait aider à lutter contre le changement climatique. L’objectif principal de l’étude est d’identifier les facteurs susceptibles d’influencer l’adoption de la finance verte par les banques à Dakar. Trois théories ont été utilisées (néo-institutionnelle, dépendance à l’égard des ressources et les coûts de transaction) afin de mettre en évidence l’importance de l’adoption de cette finance verte. Grâce à des entretiens qualitatifs avec cinq (5) directeurs généraux des banques et dont les données ont été analysées à l’aide d’une analyse de contenu thématique, les résultats indiquent que les banques à Dakar adoptent la finance verte en fonction des facteurs institutionnels, de l’image de marque et de la création de valeur. Les conclusions offrent une orientation aux responsables politiques et aux experts qui désirent mieux comprendre la dynamique des institutions financières en ce qui concerne la finance verte.