2002/01/01 by Erwan Dianteill · 1 citation
Social Sciences · Arts and Humanities · #Colonialism, slavery, and trade #Caribbean and African Literature and Culture #Cuban History and Society #Humanities #Art #Divination #Philosophy #Ethnology #History #Theology
paper · doi:10.4000/assr.2480
openalex publication_date 2002/01/01 · openalex created_date 2025/10/10 · openalex updated_date 2026/07/31
Avec la traite et l’esclavage, la religion des Bakongo s’est implantée à Cuba où elle a pris le nom de palo monte. Elle s’y est transformée tout en conservant la mémoire de ses origines. Ce souvenir apparaît dans les chants et les prières, mais aussi dans les documents écrits circulant dans la communauté des croyants. Des esprits kongo ont été identifiés aux orichas yoruba et aux saints catholiques, par un phénomène de double articulation. On montre ici que si l’influence catholique est manifestement antérieure à la déportation des Bakongo à Cuba, il existe aussi une influence du vaudou haïtien sur le palo monte qui n’a pu se produire qu’à Cuba. L’association d’éléments kongo, yoruba et catholique se combine donc avec une troisième influence, celle d’une autre religion afro-américaine, elle-même déjà composite en Haïti. On voit ici toute la complexité du processus d’élaboration d’une religion afro-américaine, issue à la fois de la restructuration de pratiques traditionnelles et d’incorporation d’éléments exogènes de toute provenance.