2025/09/16 by N’Guessan Arsène KOUADIO, Bazoumana DIARRASSOUBA, Assoh Hortance épse N’GUESSAN AMAN
#FOS: Social sciences
paper · doi:10.60659/geotrope.hs.1.2025.11
Phénomène de la modernisation, l’urbanisation rapide et spontanée engendre d’importants effets spatiaux. La maitrise de ces effets demeure un véritable défi pour les collectivités territoriales en Côte d’Ivoire. Pays par excellence de destination de flux de population, la Côte d’Ivoire n’échappe pas à la dynamique urbaine. Son taux d’urbanisation est passé de 42,5 % en 1998 à 50,3 % en 2014 et à 52,5 % en 2021. Les villes d’Abidjan, de Bouaké et de Korhogo se démarquent par un poids démographique dominant. Principalement, celle de Bouaké porte 4,75 % de la population urbaine du pays en 2014. Toutefois, elle est marquée par des mouvements spontanés d’urbanisation associés à des occupations illicites des espaces non constructibles. Les conséquences de ce modèle urbain sont essentiellement la création des quartiers spontanés et la dégradation du cadre de vie. La méthodologie de cette étude est axée sur les recherches documentaires et les enquêtes de terrain. Il en ressort que les actions menées par les collectivités territoriales, l’État et les ménages restent inefficaces face à la précarité des habitats et la récurrence des maladies environnementales. À Bouaké, près de 63 % des ménages vivent dans des habitats évolutifs, 20 % dans des habitats précaires et insalubres, 12 % dans des habitats de moyen standing et 5 % dans le haut standing. Au moins, 90 % des habitants des habitats évolutifs et précaires sont touchés par les problèmes environnementaux. Mots clés : Bouaké, habitat, problèmes environnementaux, stratégies, gestion