2011/01/01 by Céline Frigau Manning · 1 citation
Arts and Humanities · Social Sciences · #Historical and Literary Analyses #Historical and Literary Studies #Historical Art and Culture Studies
paper · doi:10.4000/lisa.4351
openalex publication_date 2011/01/01 · openalex created_date 2025/10/10 · openalex updated_date 2026/08/01
Le Falstaff de Manfredo Maggioni et Michael Balfe constitue un cas à la fois exemplaire et unique de réécriture lyrique d’une œuvre de Shakespeare. Inspiré des Merry Wives of Windsor, l’opera buffa est écrit en 1838 pour le public de l’opéra italien de Londres, par un librettiste italien et un compositeur irlandais – une première dans un théâtre où l’on ne passe commande qu’auprès de maestri italiens. Des efforts de Maggioni et de Balfe résulte un véritable opéra italien qui respecte les codes structurels, les pratiques vocales et scéniques qui le rendent reconnaissable comme opera buffa sur la scène esthétique du temps. La question de la réécriture engage ici la réflexion sur les processus intimement liés de production et de réception précis, comme sur l’horizon d’attente du public londonien pour circonscrire les frontières d’une catégorie esthétique nommée « opéra italien » qui se définit aussi et peut-être avant tout loin de la péninsule, au contact de spectateurs non italophones, au fil d’échanges à l’échelle européenne.