1805/01/01 by J. Draparnaud · 4 citations
Agricultural and Biological Sciences · Earth and Planetary Sciences · Environmental Science · #Mollusks and Parasites Studies #Marine Biology and Ecology Research #Aquatic Invertebrate Ecology and Behavior
paper · doi:10.5962/bhl.title.12856
openalex publication_date 1805/01/01 · openalex created_date 2025/10/10 · openalex updated_date 2026/07/02
| !| x ë ï He au ip h | k de 7 lé, PE !Un in pe À ; ri 'if À | " 1e oh # \E RAI PT: k x ( il 1! 3 #1 ' L x ' tp x Ces genres et ces espèces y sont rangés comme dans l'ouvrage imprimé, excepté qu'il y a un genre ( celui des clausilies) et 41 espèces de plus.D'ailleurs chaque espèce est accompagnée d'une description fort détaillée et d'une ou plusieurs figures très-bien dessinées.Ces figures remplissent 13 planches.Elles ne repré= sentent , à quelques exceptions près , que les coquilles seulement ; on voit qu'elles sont l'ouvrage d'artistes habiles et bien dirigés.L'auteur donne à chaque espèce une synonymie assez étendue : ce qui doit lui faire accorder beaucoup de confiance à cet égard , c'est qu'il s'est abstenu de citer d'après des citations , et qu'il n'a point employé des synonymes d'auteurs qu'il n'avoit point, mais qu'il auroit pu prendre aisément dans ceux qu'il avoit.Tel est par exemple l'ouvrage de Schroeter qu'il paroït n'avoir pas connu.Il s'est borné à Gmelin, Geoffroy, Müller , Gualtieri, Lister , Favanne, Martini, Chemnitz , d''Argenville et l'Encyclopédie méthodique.Celles de ces citations que nous ayons eu le temps de vérifier , nous ont paru exactes, et nous ne doutons point qu'elles ne portent toutes le cachet de l'attention scrupuleuse de l'auteur.Il résulte de cette courte analyse que l'ouvrage que vous nous avez chargés d'examiner, traite d'une partie de l'histoire naturelle jusqu'ici peu cultivée, quoiqu'assez intéressante ; Qu'il en étend considérablement les limites par le grand nombre d'espèces nouvelles qu'il fait connoitre ; Que les descriptions, les figures et les synonymies qu'il contient suffisent pour faire distinguer désormais , sans équivoque , ces espèces les unes des autres.Nous pensons donc que les naturalistes devront de la reconnoissance à la famille de feu Draparnaud pour les soins qu'elle prend de publier cet ouvrage, et d'honorer par là la mémoire d'un homme enlevé si jeune à la science, qui en espéroit tant d'autres accroissemens-Fait au Jardin des Plantes, mercredi 22 frimaire an XII.Signé à la minute, Lamarck, LacérÈne et G.Cuvier.Pour copie conforme restée au secrétariat , Jacques Tuouin.PRÉFACE.Ly a déja trois années que j'ai publié mon Tableau des mollusques terrestres et fluviatiles de la France.L'accueil distingué que les naturalistes français et étrangers ont fait à cet opuscule, m'enhardit à publier aujourd'hui Pouvrage dont il n'étoit en quelque sorte que l'annonce.Puisse mon AEistoire des mollusques terrestres et fluviatiles de la France être aussi favorablement accueillie que l'a été le Prodrome !Cet ouvrage est le fruit de huit années de recherches etde travaux ; mes voyages , mes correspondance s, mes amis, mes nombreux élèves m'ont mis à portée d'embrasser la France entière, et j'ai acquis des notions exactes sur l'habitation des différentes espèces.Je me Suis SUrtout attaché à décrire les animaux peu conaus d'un grand nombre de coquilles : car jusqu'à présent les conchyliologiste s nese sont occupés en général que de la coquille seule, sans faire attention à l'habitant.Jai aussi observé avec soin la structure de ces divers animaux, les phénomènes physiologiques qu'ils présentent, leurs moeurs, leur reproduction , les alix ij Le à ON À La mens dont ils se nourrissent, le rôle qu'ils jouent dans l'économie universelle de la nature, et enfin leurs usages dans l'économie domestique.Dans mon Tableau des mollusques j'invitois les naturalistes francais à m'éclairer de leurs lumières et de leur expérience, et à me communiquer généreusement toutes les espèces qui m'auroient été inconnues.Mon invitation n'a point été vaine, et j'ai recu de toutes parts des collections précieuses et des observations intéressantes , de sorte que si mon ouvrage ne répond point à l'attente du public, c'est moi seul qu'on en doit accuser.ps Mais d'un autre côté je dois avoir quelque droit à l'indulgence, si lon considère combien étoit encore peu avancée cette partie de la zoologie que mon ouvrage a pour objet, et combien étoient immenses Îles lacunes que j'avois à remplir.| Les figures qui accompagnent cetouvrage ont toutes été dessinées d'après nature, soit par moi , soit par deux de mes élèves (1), sous ma direction.On y trouvera peut-être une exactitude dans les détails et un fini RCE Se EE ST (1) MM.GRATELOUP et DUCLUZAU.BR E FE A CE ii dans l'exécution que n'offrent point les ouvrages de conchyliologie connus.J'ai dessiné toutes les espèces que jé décris et les variétés les plus saillantes, et toutes dans la même situation, afin que la comparaison en fût plus facile.J'ai placé les coquilles univalves la pointe en bas et l'axe perpendiculaire.J'avois eu pendant long-temps envie de les dessiner dans une position opposée, c'est-à-dire, le sommet en haut et l'ouverture en bas : et réellement cette position se rapprochoit plus de celle qu'a la coquille sur l'animal.Mais voici les moufs qui m'ont fait abandonner ce dernier projet : 1." cette position n'est pas exactement celle dela coquille sur l'animal ; 2° tous les auteurs ont figuré les coquilles univalves la pointe en bas, et j'ai voulu qu'on püût aisément comparer leurs figures aux miennes; 3° lorsqu'on dessine une coquille univalve l'ouverture en bas, la surface inférieure du dernier tour et la région ombilicale se trouvent dans l'ombre, et une foule de détails caractéristiques disparoissent ou du moins sont peu apparens.Dans la position opposée, il n'en est pas de même , et une seule figure suflit ordinairement pour iv PRÉFACE exprimer tous les caractères spécifiques.Cependant je pense que dans un ouvrage de luxe l'on devroit figurer chaque coquille sous six ou sept aspects : 1." lesommet en haut, vue du côté de l'ouverture ; 2.° vue du côté opposé ; 3.° le sommet en bas, vue du côté de l'ouverture ; 4 vue du côté opposé ; 5.° vue pardessus ; 6." vue pardessous ; 7.°il faudroit pour beaucoup d'espèces une figure qui représentät la structure intérieure; 8." enfin il faudroit figurer vues à la loupe ou au microscope toutes les petites espèces et même les grandes, pour faire voir certains caractères non apercevables à Voeil nu.Mais une pareille profusion de figures auroit rendu mon ouvrage beaucoup trop cher pour les naturalistes.Quoique j'aie évité avec soin la trop grande mulüplicité des figures, jai cependant représenté sons plusieurs aspects la même coquille, quand je n'ai pu en exprimer tous les caractères distinctifs.J'ai figuré, grandies à la loupe et même au microscope, toutes les pe-Ê 1 21 » tites espèces ou celles dont les caractères n'étoient pas visibles à l'oeil nu ; j'aiaussi consacré des figures à l'anatomie des coquilles; ét les naturalistes verront peut-LA BPRBHACE vi ture l'heureux génie du Pine francais, ils sont restés à une immense distance de leur modèle.Je tâcherai donc d'imiter la simplicité, la concision, l'exactitude linnéennes, heureux si je puis les atteindre!Je me consolerai que mon Histoire des mollusques ne plaise pas aux gens du monde.Elle n'auroit que le sort commun à tous les ouvrages qui traitent des sciences exactes dans le-style qui leur est propre.L'ouvrage que je présente aux naturalistes renferme cent soixante-treize espèces dont plus de la moitiésont nouvelles ou peu connues.II m'eût été cependant facile d'en augmenter encore le nombre ; car plusieurs des variétés que j'ai décrites sont distinguées par des caractères assez tranchans pour mériter peut-être de former des espèces séparées.Mais si c'est un défaut de trop restreindre le nombre des espèces, c'en est un plus grand encore de trop les multiplier.D'ailleurs peu importe quel soit le nom que l'on donne à une réunion d'individus liés par des rapports de ressemblance, et qu'on l'appelle espèce ou variété.L'essentiel est qu'on en fassemention et qu'on en décrive les caractères d'une manicre exacte, claire et précise.Au reste, quoique viij PRÉPFAGE j'aie décrit pour la France seule un bien plus grand nombre d'espèces que Murxer et ScaroETER n'en ont fait connoître pour l'Europe entière, et trois fois autant que GEorrFroy et Porrer n'en ont observé dans les environs de Paris, je suis convaincu qu'il reste encore en ce genre bien des découvertes à faire.J'invite donc les naturalistes français à s'occuper avec zèle de cette partie incomplète de l'histoirenaturelle de notre patrie.C'est de leurs efforts réunis qu'elle doit attendre son dernier degré de perfectionnement.Puissent-ils imiter mon exemple,surpasser mon ouvrage,etne pas oublier que celui qui ouvre la voie a des droits à l'indulgence quand il fait mal, à la gloire quand il fait bien, et à la reconnoissance quand on a mieux fait que lui! HISTOIRE DES MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES pE LEA FRANCE L'ursrorre d'une classe quelconque d'animaux se divise naturellement en deux parties.Dans la première, ces êtres organisés doivent être considérés d'une manière générale et relative à ce qui est à peu près commun à la classe entière.Dans la seconde, il faut les observer d'une manière particulière, et décrire les genres et les espèces, en indiquant ce qui leur est propre.Cette manière d'écrire l'histoire naturelle, outre qu'elle est plus méthodique , présente encore le grand avantage d'éviter les fréquentes répétitions , et elle donne aux ouvrages de la concision et de la clarté.| Je diviserai donc mon Histoire des mollusques terrestres et fluviatiles en deux parties.Dans la première, qui est l'histoire générale, j'examinerai successivement la structure externe et interne des mollusques, les phénomènes physiologiques qu'ils présentent , leur accouplement , leur reproduction, leurs moeurs, le rôle qu'ils jouent dans l'économie I 2 HI T'SCT OÙ KE universelle de la nature, leurs usages dans l'économie domestique , enfin le meilleur système de classification de ces animaux (1).Dans la seconde partie, qui est l'histoire particulière, je décrirai les genres et les espèces, et , à chaque espèce, je donnerai la description aussi exacte qu'il me sera possible, de l'animal et de la coquille, et je ferai mention des variétés les plus remarquables.(1) L'auteur devoit traiter chacune de ces matières dans autant de chapitres séparés, mais il n'en à laissé que quelques fragmens épars.