2025/01/01 by Line Fischer, Marc Romainville · 1 voice
Health Professions · Social Sciences · #Education, sociology, and vocational training #Health, Medicine and Society
paper · pdf · doi:10.4000/13gp4
openalex publication_date 2025/01/01 · openalex created_date 2025/10/10 · openalex updated_date 2026/07/07
Le parcours doctoral est parsemé de nombreux défis liés à la nécessité, pour le doctorant, d’acquérir de nouvelles connaissances et compétences dans des domaines variés, dont celui de la production de savoirs. Ces apprentissages complexes peuvent faire émerger chez lui diverses émotions épistémiques dites « de la connaissance » (Pekrun et Stephens, 2012). Leur rôle n’a toutefois que peu été étudié jusqu’à aujourd’hui. La présente recherche qualitative vise à explorer la manière dont les sept émotions épistémiques répertoriées dans la littérature sont vécues par un échantillon de doctorants en sciences humaines et sociales ainsi que les dispositifs d’accompagnement doctoraux qu’ils perçoivent comme contribuant, ou non, à leur régulation. Huit entretiens semi-structurés ont été menés puis analysés. Les résultats montrent que de nombreuses émotions épistémiques – qui sont souvent inextricablement liés à des émotions sociales et/ou d’accomplissement – colorent le parcours des doctorants. En particulier, la curiosité semble inhérente à l’engagement dans le processus de recherche personnelle et conduit à la joie et au plaisir, à condition que la confusion – souvent vécue en début de thèse et occasionnée par l’incertitude face aux choix de sujet, de méthodes et de cadre – soit dépassée. Les doctorants rapportent également des dispositifs d’accompagnement pouvant contribuer à la régulation de ces émotions épistémiques, sous certaines conditions qu’il est intéressant de relever dans la perspective d’amélioration de l’efficacité de ces dispositifs.