2012/01/01 by Pascal Brissette · 1 voice
Arts and Humanities · Social Sciences · #Canadian Identity and History #Historical Studies and Socio-cultural Analysis #Historical and Literary Studies
paper · doi:10.7202/1009344ar
openalex publication_date 2012/01/01 · openalex created_date 2025/10/10 · openalex updated_date 2026/08/01
Bien avant l’arrivée d’Émile Nelligan qui incarnera, au Québec, le type du « poète malheureux », un roman de l’abbé Clovis Pinard, Gilbert ou le poète malheureux (Paris, Mame, 1840), a circulé de main en main et diffusé dans les pays catholiques de langue française la légende de Gilbert, grand frère de toutes les « lyres brisées » du XIXe siècle. Au Canada, cet ouvrage est l’un de ceux qui ont ouvert les esprits à un nouveau modèle de poète et à une nouvelle manière d’envisager la poésie : non plus comme un délassement ou un geste à valeur patriotique, mais comme une vocation. En interrogeant les modes de diffusion et le cadre de réception de ce livre par les contemporains de Louis-Honoré Fréchette, nous souhaitons apporter une première contribution à l’étude du transfert du mythe de la malédiction littéraire dans le Canada du XIXe siècle.