2025/03/23 by Leyla KHELALFA & Mervette GUERROUI
#FOS: Languages and literature
paper · doi:10.60632/ziglobitha.n013.02.vol.2.2025
Résumé : Ce travail étudie la fragmentation narrative et textuelle caractéristique du mouvement postmoderne et son application dans les récits postcoloniaux. Nous y analysons la manière par laquelle cette technique reflète le morcellement identitaire et les tensions sociales héritées du colonialisme. À travers l'examen d’un corpus appartenant à la littérature postcoloniale, à savoir : L'Infante maure (1994) de Mohammed Dib, La Mémoire tatouée (1971) d’Abdelkebir Khatibi et Allah n’est pas obligé (2000) d’Ahmadou Kourouma, l’étude met en évidence la relation entre fragmentation et écriture, démontrant que la déconstruction du récit sert à exprimer une identité hybride, marquée par des traumatismes et des crises historiques. La postmodernité, en tant que remise en question des formes traditionnelles, joue ainsi un rôle central dans cette dynamique de fragmentation, en interrogeant les rapports entre le texte, l'identité et la mémoire. Mots-clés : Littérature postcoloniale, Identité fragmentée, narration disloquée, éclatement des voix, fragmentation postmoderne.