2024/09/10 by L. Black · 1 voice
Social Sciences · #European and Russian Geopolitical Military Strategies
paper · pdf · doi:10.22215/cjers.v17i1.4385
openalex publication_date 2024/09/10 · openalex created_date 2025/10/10 · openalex updated_date 2026/05/21
The old adage that truth is the first casualty of war held fast during the build-up to, and the conduct of, the ‘special military operation’ (SVO) launched by Vladimir Putin against Ukraine on 24 February 2022 is no exception to the rule. The Russian state’s methods for sustaining its changing official narrative about the SVO are detailed here, as are the ways and means the dissident portion of Russia’s citizenry made their objections to the war in Ukraine heard during its first year. The Kremlin’s already firm grip in the distribution of information was tightened. Russia’s wordsmiths were silenced, jailed or fled the country. School curricula were re-organized so that they became incubators of young Russian patriots. The paper concludes with conjecture on why the state’s message found such a welcoming audience among Russians, at least during the first year of war. Les réponses du Kremlin aux voix pacifistes en Russie : annoncer la couleur pendant la première année de la guerre L’« opération militaire spéciale » (SVO), déclenchée par Vladimir Poutine contre l’Ukraine le 24 février 2022, a surpris la majorité des Russes. Il a fallu les persuader de sa justesse, par tous les moyens possibles. Cet article détaille les méthodes employées par l’État russe pour appuyer son discours officiel changeant au sujet de la SVO ainsi que les moyens trouvés par les groupes dissidents de la société civile pour faire entendre leur voix durant la première année de la guerre. Le Kremlin a affermi sa poigne déjà puissante sur la distribution des informations tandis que les opposants vocaux ont été réduits au silence, emprisonnés ou forcés de fuir le pays. Les programmes des écoles ont été modifiés afin qu’elles servent d’incubateurs de jeunes patriotes russes. L’article se conclut par une conjecture sur les raisons qui ont poussé le public russe à accepter le message étatique si chaleureusement, du moins pendant la première année de la guerre.