2026/01/01 by Sébastien Quenot · 1 voice
Arts and Humanities · Social Sciences · #Cultural Identity and Heritage #Linguistic and Sociocultural Studies #Multilingual Education and Policy
paper · doi:10.7202/1122483ar
openalex publication_date 2026/01/01 · openalex created_date 2026/01/24 · openalex updated_date 2026/07/10
Nation souveraine disposant d’une constitution, la Corse est une île de Méditerranée occidentale conquise par la France en 1769. Elle fut l’objet de tentatives de francisation appréhendées comme autant d’entreprises de civilisation. Ce n’est qu’à la fin du XIX e siècle que le toscan, devenu l’italien, s’est replié pour laisser place au français et à l’individuation du corse comme langue à part entière. Depuis lors, le corse demeure le principal élément d’identification des Corses et apparait comme l’élément fédérateur du Riacquistu , le mouvement de réappropriation culturelle, lancé dans les années 1970. En dépit des mobilisations, le corse demeure une langue en danger. Dans cet article, nous explorerons les effets de la politique de revitalisation corse sur la langue et les sentiments d’appartenance. Dans un contexte de touristification de l’île, nous expliquerons les liens entre la revitalisation linguistique et les nouvelles logiques de réification et de marchandisation.