1975/01/01 by Claude Lecarpentier
Agricultural and Biological Sciences · Social Sciences · #Historical and Environmental Studies #Mediterranean and Iberian flora and fauna
paper · doi:10.3406/geo.1975.18972
openalex publication_date 1975/01/01 · openalex created_date 2025/10/10 · openalex updated_date 2026/07/29
L'évapotranspiration potentielle ETP n'est pas une donnée théorique ou abstraite : souvent réalisée dans la nature, elle correspond au régime hydrique physiologiquement optimal de la végétation. On peut l'évaluer à partir de données exclusivement climatiques mais seulement dans la mesure où elle est indépendante de la végétation, ce qui, outre les conditions énoncées par Thornthwaite, implique un couvert multi-espèces et des échelles minimales d'espace et de temps. Ainsi calculée, l'ETP climatique ne saurait se comparer à la consommation d'eau d'une culture donnée à un moment donné. La justesse des formules dépend en grande partie du nombre de facteurs climatiques qu'elles intègrent : ainsi celle de Penman offre-t-elle une précision fréquemment supérieure à celles des bacs évaporateurs, voire des lysimètres. De nombreuses formules plus ou moins empiriques répondent aux divers objectifs poursuivis. Certaines sont plus spécialement adaptées aux climats sub-humides Thornthwaite), ou semi-arides (Blaney-Criddle), plus rarement aux basses latitudes (Garcia-Lopez). Celles qui font appel à des coefficients culturaux servent des fins plus spécifiquement agronomiques. Parmi les autres, celle de Turc, par son exactitude, sa simplicité, ses références hydrologiques et son caractère universel, reste la formule géographique par excellence. Plus récentes, celles de Bouchet et de Brochet-Gerbier donnent, sous réserve de quelques limitations d'emploi, des résultats également satisfaisants pour les régions où elles ont été testées.