2025/01/01 by Elisa Emaldi, Paola Novara · 1 voice
Arts and Humanities · Social Sciences · #Byzantine Studies and History #Death, Funerary Practices, and Mourning #Historical and Religious Studies of Rome
paper · pdf · doi:10.4000/15jyx
openalex publication_date 2025/01/01 · openalex created_date 2026/01/25 · openalex updated_date 2026/06/11
La présence d’anges dans les mosaïques de Ravenne est une constante iconographique tout au long du vie siècle. L’article analyse un cas particulier dans la décoration de Saint-Apollinaire de Classe, où la représentation de Michel et Gabriel joue un rôle particulier. Les vêtements d’apparat des archanges et leur déplacement de l’espace du sanctuaire vers les piédroits de l’arc, entre l’espace commun de l’église et l’espace sacré de l’autel, reflètent leur rôle. Ces créatures célestes, princes et chefs de file des anges du ciel, gardiens de l’église et chargés de la défense cérémonielle de l’Empire romain, rajoutent à leur tâche de protecteurs du seuil et défenseurs de la doctrine orthodoxe une fonction en lien avec la liturgie. L’inscription sur leur étendard fait référence au chant du trisagion : selon les mots de Chrysostome, les fidèles qui chantent le sanctus franchissent la barrière du Ciel, traversant la frontière entre les deux mondes, en compagnie des anges. Dans la perception de l’Antiquité tardive, ces figures participaient à une performance, car l’art théophanique emmenait les fidèles au‑delà des limites des réalités physiques, vers le ciel.