2025/03/15 by Pétiori Gningagnou Laurence épse KAMARA TOURE, Ismaël Kamara, TOURE, Pétiori Gningagnou Laurence épse KAMARA +25
Biochemistry, Genetics and Molecular Biology · Environmental Science · Medicine · #Abidjan #Acute Lymphoblastic Leukemia research #Cancer #Carcinogens and Genotoxicity Assessment #Déchet toxique #Health, Environment, Cognitive Aging #Incidence
paper · doi:10.71655/uvcibv.3y899-swp10
openalex publication_date 2025/03/15 · openalex created_date 2025/12/28 · openalex updated_date 2026/07/01
Introduction Le cancer est une prolifération anarchique, incontrôlée de cellules anormales dites « cancéreuses » en présence de facteurs exogènes (chimiques, physiques…) ou endogènes (particulièrement génétiques et dysimmunitaires)]. En août 2006, un navire a déchargé illégalement 581 tonnes de déchets toxiques à Abidjan, faits d’un mélange d’hydrogène sulfuré, de pétrole, de phénols, soude caustique et de composés organiques sulfurés, hautement dangereux pour la santé voire cancérigène].Quelles ont été les conséquences sur l’incidence des cancers à Abidjan ? L’Objectif général de ce travail était de décrire l’incidence et la prévalence des cancers solides depuis le déversement des déchets toxiques à Abidjan (Côte d’Ivoire). Méthodes Il s’agissait d’une étude transversale rétrospective à visée descriptive qui s’est déroulée sur une période de 6 mois (janvier 2021 - juin 2021) dans le service de cancérologie du CHU de Treichville à Abidjan. La population d’étude était constituée de patients de tout âge et tout sexe confondus, suivis et ayant consultés durant la période d’étude, avec un dossier médical complet. Le recrutement des patients s’était fait de manière exhaustive. A l’aide d’une fiche d’enquête, nous avons recueilli les données.Les variables étudiées étaient les caractéristiques sociodémographiques et la répartition de l’incidence ainsi que la prévalence des cancers en fonction des lieux du déversement. Résultats Au total 500 patients ont été recueillis. Le sex-ratio était de 0,43. Dans notre étude, 65% des patients venaient de la ville d’Abidjan et parmi eux 38% des zones de déversement. Les patients des communes d’Abobo, Cocody, Koumassi et Yopougon de la capitale (Abidjan) étaient les plus exposés avec des fréquences respectives de 13%, 8,4% ,3% et 18%. Conclusion Le déversement des déchets toxiques pourrait avoir un impact sur le taux croissant des cancers solides mais les autres facteurs de risque ne pourraient totalement pas être exclus.