2025/07/29 by CISSE, Ibrahima, GARBA, Abdoulaziz Alhassane
paper · doi:10.48394/imist.prsm/rafi-v9i2.55738
Cet article a pour objectif général d’analyser les effets de l’application des instructions de la BCEAO relatives au dispositif prudentiel sur les opérations des banques islamiques et conventionnelles des Etats de l’UMOA. Pour ce faire, nous avons spécifié deux modèles de régression linéaire simple sur des données de panels allant de 2006 à 2017 permettant de déterminer, d’une part, la stabilité bancaire mesurée par Z-score et d’autre part, le risque de crédit représenté par le taux de crédit non performant (NPL). Les résultats obtenus des estimations montrent que les éléments de Bâle II (TIER1 et le TIER2) ont, dans l’ensemble, des impacts positifs et significatifs. De plus, lorsqu’on estime uniquement les données des banques islamiques (banques conventionnelles exclues), les résultats montrent que les dispositifs prudentiels permettent de renforcer leur stabilité. Du point de vue Z-score, les banques classiques ont une moyenne largement supérieure (c’est-à-dire plus solides) à celle des banques islamiques. Par contre, les prêts non productifs sont plus élevés au niveau des banques conventionnelles qu’au niveau des banques islamiques. Toutefois, le risque de liquidité (RL) a un effet négatif sur le risque de crédit et lorsqu’on considère uniquement les données des banques islamiques, ce risque reste positif sur le risque de crédit.