2020/09/19 by Camille Larue, Larue, Camille, Pradas del Real, Ana +6
Biochemistry, Genetics and Molecular Biology · Chemistry · #Spectroscopy Techniques in Biomedical and Chemical Research #Spectroscopy and Chemometric Analyses
paper · doi:10.25830/afh.rfh.2019.31.1.29
Si les techniques spectroscopiques basées sur les très grandes infrastructures de recherche (TGIR) sont couramment utilisées dans des disciplines telles que la physique ou encore les sciences des matériaux, elles sont moins répandues chez les biologistes. Elles permettent pourtant d’accéder à des informations qui peuvent faire grandement avancer notre compréhension des mécanismes biologiques. La micro-spectroscopie par fluorescence X (µXRF) basée sur le rayonnement synchrotron permet de réaliser des cartographies élémentaires avec une résolution latérale pouvant descendre à quelques centaines de nanomètres et une grande sensibilité. En parallèle à la µXRF, certaines lignes de lumière au synchrotron permettent de coupler la micro-spectroscopie d’absorption des rayons X (µXAS). Grâce à cette technique, on peut sonder la structure de l’élément d’intérêt et déterminer en particulier son état d’oxydation et ses ligands. C’est par exemple très utile en écotoxicologie pour comprendre le comportement et le devenir d’un contaminant pour mieux évaluer son impact sur l’environnement ou en agronomie pour enrichir des cultures en éléments minéraux. Ces techniques sont cependant extrêmement tributaires d’une bonne préparation d’échantillons. Depuis une dizaine d’années environ, de nombreux progrès ont été fait tant sur l’équipement des lignes de lumière que sur les techniques de préparation d’échantillons pour prendre en compte la nature particulière des échantillons biologiques (hautement hydratés, fragiles et sensibles aux rayonnements). Ces différents points seront développés au travers de l’exemple de plantes (Lactuca sativa, salade) exposées à un apport foliaire en fer avec ajout de nanoparticules d’argent.