2025/07/14 by Amadou GUEYE; Amadou Tidiane DIA; Seydou Alassane SOW
#FOS: Social sciences
paper · doi:10.60659/geotrope.1.2025.5
Les berges du fleuve Sénégal, dans le secteur de l’île à Morfil, se caractérisent par leur vulnérabilité aux forces courantométriques, particulièrement dans le contexte post-barrages. Les résultats de cette étude révèlent que le recul des berges varie entre 0 et 1,41 m/an, selon l’indice Linear Regression Rate (LRR), tandis que l’indice End Point Rate (EPR) indique des taux d’érosion oscillant entre 0 et 1,53 m/an. Avec des taux d’accrétion compris entre 0,01 et 2, 21 m/an, ces deux indices suggèrent une prédominance de la sédimentation sur l’érosion, soit respectivement 57,47% et 42,53% du linéaire. Les mesures expérimentales réalisées sur la petite et la haute levée entre 2014 à 2020 affichent des reculs rarement supérieurs à 1 m/an. Ces faibles taux d’érosion confirment la stabilité générale qui caractérise les berges, en particulier sur la haute levée, dont le pied est rarement atteint par la crue. Avec la montée des eaux, la petite levée et la haute levée enregistrent des reculs moyens annuels variant respectivement entre 0,21 à 0,67 m et entre 0 et 0,48 m. Les reculs mesurés sur la petite levée, durant la période de décembre à mai, compris entre 0,12 et 0,27 m/an, mettent en évidence l’impact morphogénique des lâchers d’eau du barrage de Manantali. Mots clés : Dynamique des berges, levées, barrages, DSAS