2025/07/23 by M'SADAK, Youssef, MSADDAK, Houda, GHARIANI, Inaam
paper · doi:10.48421/imist.prsm/ewash-ti-v8i2.48796
La présence de la matière organique dans le sol est primordiale pour maintenir sa fertilité et pour réduire les pertes de substances nutritives. Afin de fournir rapidement aux cultures les substances nutritives requises, le compostage admettant le biotraitement contrôlé, dans des conditions aérobies, des ressources organiques, entre autres, les fumiers avicoles, constitue une bonne alternative.Cette étude fait le point particulièrement sur les principales caractéristiques de la biomasse issue de l’élevage avicole et leur impact environnemental ainsi que les techniques et les bonnes pratiques de compostage avec ou sans mélange, à travers une synthèse d’études scientifiques et techniques, tout en exposant l’état des lieux en Tunisie et en dégageant les points forts, les points faibles, les opportunités et les menaces.Le compostage est un processus naturel de dégradation ou décomposition de la matière organique par les microorganismes dans des conditions aérobies. Les matières premières organiques, telles que les déjections animales peuvent être appliquées aux sols en tant que fertilisant (compost), une fois le processus de compostage terminé. Le compost est un amendement organique riche en humus qui agit à long terme pour améliorer les propriétés physiques, chimiques et biologiques du sol. Le compostage de fumiers avicoles présente plusieurs avantages sur les plans environnemental, agronomique et économique.Partant de quantités importantes de déjections avicoles (fumiers poulets et dindes de chair) et de leur qualité physico-chimique (agent fermentescible), elles sont susceptibles d’être traitées biologiquement. Le compostage en Tunisie peut être une solution efficace et importante pour se défaire de la dépendance aux amendements organiques et aux engrais chimiques, en ayant recours, d’une part, au compostage conjoint (ou Co-compostage) de la biomasse avicole (fumiers, …) avec d’autres agro-biomasses (broyat végétal, …), et d’autre part, en minimisant autant que possible les diverses contraintes de développement tant à la production qu’à la commercialisation.